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Enregistrer son visa à la Police Fédérale Brésilienne… Tudo bem.

Aujourd’hui, je dois enregistrer mon visa à la Police Fédérale.

A savoir : quand on vient avec un visa au Brésil, il est impératif, sous peine d’amende, de grimaces et d’être fiché en rouge écarlate, de faire enregistrer son visa à la Police Fédérale.

Après avoir trouvé et rempli le formulaire en ligne (bien le chercher, hein), avoir fait authentifier vos photocopies au cartório (sous peine d’être pris pour un faussaire), pris rendez-vous (ou pas, car en général la prochaine date disponible sera 31 jours après minimum, sachant qu’on a justement 30 jours pour s’enregistrer, et, finalement, avoir réuni l’ensemble des papiers nécessaires – n’oubliez surtout rien), il convient donc de se diriger vers l’autre bout de la ville (l’autre bout, oui, carla Police Fédérale fait partie de ces endroits magiques dont on est, quel que soit l’endroit où l’on se trouve, toujours loin, très loin…).

C’est donc non muni d’un rendez-vous (on s’est compris…) que l’on se rend finalement au « pot d’accueil » des nouveaux arrivants. En ce qui me concerne, malin, j’ai réfléchi, beaucoup réfléchi (trop ?), et après avoir vaguement entendu parler du rythme de l’administration brésilienne (en terme toujours très élogieux, si, si), j’ai décidé de me lever tôt ! « Alors, ça ouvre à huit heures, et j’habite à une heure et demie du dit lieu, qu’importe, c’est décidé, j’y serai à sept heures ! Je les épaterai tous et serai le premier à entrer en terre promise ! » En théorie, c’est bon (même si la nuit est un peu courte) : vite arrivé, vite parti, ça se tient. Oui, en théorie… En pratique, la pré-file d’attente (celle à laquelle vous n’aviez pas pensé, et encore moins de cette taille) fait déjà l’équivalent de la longueur de la muraille de Chine (j’exagère à peine). Donc, une heure avant l’ouverture, au bout d’une queue faisant déjà quasiment le tour du paté de maison, vous patientez.

Une fois entré (lonnnngtemps après), on découvre une post-pré-file chargée de nous orienter vers nos prochaines destinations finales (oui, on croit toujours que c’est la fin, c’est ça qui maintient l’espoir).  Une fois passé (lonnnngtemps après – bis), on apprend que c’est au troisième étage qu’a lieu la fête, la cérémonie de bienvenue, le Festival de Cannes. Une fois les portes de l’ascenseur ouvertes, vous avez le choix. Le nombre et la taille des files, toutes généreuses, vous laissent espérer qu’il n’y en ait qu’une qui vous concerne, mais c’est sans compter sur le caractère joueur et bout en train de nos chers hôtes ! En deux mots, c’est Mad Max : sachez où aller et ne faites confiance à personne, car vous êtes seul et ne serez jamais dans la bonne file… D’autre part, si tout se passe bien, et que, par miracle, vous ne vous êtes pas trompé, ne désespérez pas ! Il est également possible que votre dossier se soit « égaré » ! Auquel cas, vous pourrez peut-être perdre encore une ou deux heures ! Mais une fois tout ceci fait, tout ira très vite, c’est promis (humum)  ! Toujours est-il que dans mon cas j’ai eu l’opportunité de profiter de la déco pendant près de sept heures !
Mas… tudo bem.

Par Léandre Panchaud pour My Little Brasil

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