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Saint-Sulpice. Marche blanche pour le retraité assassiné au Brésil

Photo: Quelques jours avant son assassinat, Fernand Mathieu se promenait avec ses deux chiens, dans les dunes de Salvador de Bahia, au bord de l’Atlantique, là-même où son corps a été retrouvé. / Photo collection privée, DR

Il y a un mois, Fernand Mathieu était retrouvé mort, torturé, à Salvador de Bahia, où il vivait. Sa famille, qui veut la vérité sur ce crime atroce, organisera une marche blanche le 16 juin à Paris.

Il a été sauvagement assassiné à Salvador de Bahia, au Brésil, où il coulait une paisible retraite. La mort de Fernand Mathieu, un retraité tarnais, natif de Saint Sulpice, âgé de 69 ans, reste un mystère.

Ligoté, torturé et tué à coups de bâtons : les circonstances de son décès, près de sa propriété, le 18 avril, font froid dans le dos. Ses trois enfants et ses trois sœurs réclament la vérité sur ce crime atroce. Cet ancien cadre de La Poste, installé au Brésil depuis 14 ans, était allé promener ses deux rottweillers comme il le faisait tous les matins. Il ne reviendra jamais. Deux jours plus tard, on retrouvera son corps sans vie et l’un des deux chiens littéralement massacré.

Scénario d’horreur

Dans un premier temps, les enquêteurs ont privilégié la piste du cambriolage crapuleux : Fernand Mathieu aurait été ligoté et torturé pour qu’il donne ses numéros de carte bleue. En effet, tous ses comptes ont été débités du maximum légal, soit en tout 2 000 reals (l’équivalent de 800 euros), une belle somme au Brésil. Mais, pour la famille, le doute s’est installé : « La maison de notre père a été fouillée, des objets renversés, mais ne serait-ce pas seulement une mise en scène pour cacher le véritable mobile ? », s’interroge Valérie, 43 ans, la fille aînée. Avec sa sœur Coralie, à l’annonce de l’atroce nouvelle, elles se sont rendues au Brésil et en arrivant au domicile de leur père, elles ont retrouvé les restes du deuxième chien gisant dans l’allée, avec à côté deux gourdins ensanglantés. Une macabre mise en scène digne d’un film d’horreur.

Marche blanche à Paris

Le 16 juin, à Paris, la famille organise une marche blanche et silencieuse entre l’ambassade du Brésil et le ministère des Affaires étrangères. « Nous souhaitons être reçus au Quai d’Orsay pour expliquer cette affaire. Nous allons écrire également à François Hollande », indique Valérie. Au Brésil, l’enquête se poursuit. Il y a 10 jours, une personne a été placée en garde à vue : des tests sanguins et ADN ont été réalisés. Les résultats sont en attente. Les policiers brésiliens ont reçu l’appui de deux agents de sécurité de l’ambassade française située à Brasilia. En France, suite à la plainte déposée par la famille, un magistrat du Parquet de Paris a été nommé ce qui a permis une demande de coopération policière au niveau international.

« Nous voulons la vérité. Nous nous battrons pour cela », explique Valérie.

Par: LADEPECHE.FR

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