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La Guerre est déclarée


“Une lutte pour la vie criante de sincérité”

La Reine des pommes, avec son budget ridicule et sa fantaisie très gentille, marquait la naissance d’une cinéaste à suivre. Maladroite mais enchanteresse et dévouée, Valérie Donzelli poursuit l’expérience très rapidement. À la tête d’un budget plus conséquent et d’un scénario plus ambitieux, elle ouvre cette année la Semaine de la critique avec La Guerre est déclarée, titre énigmatique pour un drame familial inattendu et au très fort pouvoir de séduction.

De nouveau avec son comédien chéri, Jérémie Elkaïm, débarrassé ici de ses tics de jeu habituels (qu’il a gardé dans Polisse), elle livre un film d’une sincérité telle qu’elle échappe au carcan classique de ce type de drame mettant généralement en scène les bobos parisiens, figures favorites des auteurs français. Aucun cliché, pas de lourdeur, La Guerre est déclarée est comme une petite merveille toute fragile, l’œuvre d’une cinéaste encore en apprentissage mais qui s’impose un peu plus. Comment un couple peut-il gérer la maladie grave de leur bébé? C’est le discours d’ouverture qui se transforme en un pur combat pour la vie et pour l’amour. Un brin maniéré mais enchanteur quand il étreint le conte, La Guerre est déclarée nous touche en plein cœur par son émotion vraie et ses acteurs totalement dévoués à un propos qui les as touchés personnellement. Une jolie surprise, un film vivant et la confirmation que Valérie Donzelli est un véritable talent d’avenir.

Par: Excessif