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Tourisme à la ferme : des Brésiliens d’Accueil Paysan en visite – Plouvorn

Cela fait plusieurs années que Josée et Robert Bécam ont adhéré à la charte d’Accueil Paysan en ouvrant leur ferme sur l’extérieur et en y créant deux gîtes et des chambres d’hôtes. « La charte de l’Accueil Paysan nous demande de faire connaître notre métier, notre environnement et ce qui nous lit à la terre. Nous ne faisons pas qu’encaisser un chèque ; nous tissons beaucoup de lien avec nos clients », assure Josée.

La semaine passée, c’est une délégation de six adhérents d’Accueil Paysan Brésil qu’ils ont reçue à Chréac’h-Gourlès. Conduit par François Saliou de Trémargat, le groupe a sillonné la Bretagne pendant quelques jours avant de se rendre à la première rencontre internationale d’Accueil Paysan qui se tient actuellement à Grenoble.

L’Accueil Paysan s’est développé au Brésil depuis douze ans, passant de 35 à 180 adhérents. C’est Thaise Guzzatti qui en a importé le concept au Brésil : « À la fin de mes études d’agronomie, je voulais faire quelque chose pour aider les petits paysans. Pourquoi pas le tourisme ? » C’est en 1997, lors d’un stage en France, en Mayenne, qu’elle a rencontré des adhérents d’Accueil Paysan. De retour dans son pays, elle s’est appuyée sur un réseau de producteurs bio pour développer le concept de tourisme à la ferme.

L’échange, une richesse dans ce métier

« Au Brésil, les petits paysans se sentent dévalorisés ; l’Accueil Paysan permet aux gens d’avoir un autre regard sur la campagne, surtout depuis que notre projet a reçu un prix des Nations Unies en 2005. »

Les adhérents brésiliens défendent une agriculture familiale. « Au Brésil, 84 % des exploitations sont de petites fermes, qui ne fournissent que 24 % de la production. 16 % sont de grosses fermes patronales qui produisent en grande majorité pour l’exportation », souligne Thaise.

« Le paysan n’est pas seulement un producteur. Produire en masse, c’est courir à sa perte » : pour Laura, l’une des fondatrices d’Accueil Paysan Brésil, le maintien des petites exploitations est essentiel pour l’économie et cela passe aussi par un accueil touristique riche d’échange.

Par: Ouest France

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