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Un compositeur oscarisé pour Rouge Brésil

PHOTO: Davi de Almeida

Le compositeur et musicien doublement oscarisé Gustavo Santaolalla signe la musique de la minisérie Rouge Brésil, réalisée l’an dernier par le Québécois Sylvain Archambault (Piché, entre ciel et terre), a appris La Presse.

« Pour moi, Gustavo, c’est un génie. Il a remporté des Oscars pour la musique des films Brokeback Mountain et Babel, rappelle le réalisateur en entrevue. Il est multi-instrumentiste et ne sait pas lire la musique ! Lorsqu’il ne compose pas, il parcourt le monde à la recherche de nouveaux sons et de nouveaux instruments. »

Au fil d’une prolifique carrière, le compositeur d’origine argentine a aussi signé la musique des films Les yeux de sa mère, Biutiful et 21 Grams. Il a également composé la musique du long métrage On the Road, inspiré du roman de Jack Kerouac. Tourné en partie au Québec, le film sortira cette année. La rumeur veut qu’il soit en compétition à Cannes.

Rouge Brésil est une minisérie adaptée du roman de Jean-Christophe Ruffin, Prix Goncourt 2001, et relatant la colonisation du Brésil par la France au XVIe siècle. Elle met en vedette Stellan Skarsgard et Joaquim de Almeida. Coproduction France-Brésil-Canada-Portugal, l’œuvre sera présentée sous la forme d’une minisérie de deux épisodes en France et d’un long métrage à l’international.

Sylvain Archambault, qui connaît la musique de Gustavo Santaolalla depuis que le compositeur a réalisé des morceaux pour The Motorcycle Diaries (2004), indique en entrevue qu’il montait les images de Rouge Brésil en écoutant différentes œuvres du compositeur.

« Lorsque j’ai raconté cette anecdote à mon producteur français, il a appelé l’agent de Santaolalla à Los Angeles. Ce dernier a regardé les images et les a aimées. Il s’est mis à jouer sur-le-champ un thème musical collant à celles-ci », s’enthousiasme M. Archambault.
Au fil du travail, le réalisateur de French Kiss s’est retrouvé dans le studio de Santaolalla. Un moment de grâce, assure-t-il.

« Gustavo travaille toujours dans la simplicité. Mais il va chercher toutes sortes de sons. Il travaille avec des musiques tribales, des chœurs religieux, des guitares argentines, des coquillages, etc. »

Toute la postproduction du projet se fait actuellement à Montréal. « Nous livrons le film en juin », précise le réalisateur. Les premières diffusions de l’œuvre sont attendues en octobre ou novembre prochain.

Récemment, Sylvain Archambault a confié à La Presse qu’il travaille à un projet de long métrage sur les Hilton, famille de boxeurs montréalais. Il a aussi plusieurs autres projets québécois et européens sur sa table de travail.

Par André Duchesne sur La Presse