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L’Oréal veut doubler la taille de Roger & Gallet d’ici cinq ans


Photo prise par Patrick Hoesly sur Flickr

Le géant des cosmétiques a racheté la marque à PPR en 2008. Il commence son internationalisation.

Chez L’Oréal, les experts de la pharmacie ont enfin réussi à réveiller une belle endormie. Après avoir stagné pendant des années, les ventes des parfums, savons et produits de soin pour le corps Roger &Gallet ont bondi de 19 % l’an passé, pour atteindre une cinquantaine de millions d’euros.

La marque reste certes encore minuscule, comparée à Vichy et à La Roche Posay, les fleurons de la division cosmétique active (DCA) du leader mondial des produits de beauté. Mais c’est un des relais de croissance de la branche, avec Inneov, Sanoflore et Skinceuticals.

Le «parfumeur apothicaire», créé il y a cent cinquante ans par Armand Roger et Charles Gallet, dont le beau-père gantier avait racheté l’affaire de Jean-Marie Farina, l’inventeur de l’eau de Cologne, a connu son heure de gloire avant la Seconde Guerre mondiale.

Relancée après son rachat par Sanofi en 1975, elle a été délaissée quand le laboratoire pharmaceutique a repris les parfums Yves Saint Laurent, en 1993. «Roger & Gallet n’était plus prioritaire chez YSL Beauté», reconnaît Thierry Vidart, son actuel directeur général, qui travaille pour la marque depuis 1995, et l’a vue passer de Sanofi à PPR (1999) puis à L’Oréal.

Début 2008, le roi des cosmétiques s’est offert YSL Beauté pour 1,15 milliard d’euros afin de renforcer sa division luxe avec un parfum de créateur français. Depuis, il a cédé la plupart des autres fragrances d’YSL Beauté (Boucheron, Oscar de la Renta et Zegna), et conservé la licence parfums Stella McCartney.

Ambitions au Brésil

Restait à régler le sort de Roger & Gallet, finalement récupéré en janvier 2010 par la division cosmétique active, qui s’efforce de relancer la marque, vendue à 85 % en pharmacies et 15 % en grands magasins et parfumeries, comme Marionnaud.

La nouvelle direction met les bouchées doubles, avec pour objectifs de «créer la catégorie du bien-être par le parfum en pharmacie», explique Brigitte Liberman, patronne de la DCA,et de «proposer une nouvelle offre permettant d’attirer une nouvelle clientèle afin de dynamiser le circuit», qui progresse moins vite que le marché des cosmétiques en France. Roger & Gallet a lancé des produits pour rajeunir sa clientèle, tels le soin du corps L’Huile Sublime et le parfum Fleur d’Osmanthus. Résultat: les ventes ont bondi de 22 % l’an passé dans les 5000 pharmacies de France où la marque est présente.

Roger & Gallet, qui réalise 85 % de ses ventes en France, s’est par ailleurs lancé l’an passé à l’assaut de l’Europe. Elle est présente dans 3500 pharmacies en Allemagne, Italie, Espagne et Angleterre.

Elle s’est également implantée dans 550 points de vente au Brésil, second marché du parfum au monde après les États-Unis, avec pour ambition de faire de ce pays son troisième marché d’ici trois ans. «Notre objectif est de doubler le chiffre d’affaires d’ici quatre à cinq ans, pour atteindre 100 millions d’euros», conclut Brigitte Liberman.

Par Le Figaro

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