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Pollution : Tout savoir sur les particules fines PM10


Une nouvelle fois, un pic de pollution est constaté sur l’Ile-de-France, ce lundi. Il pourrait persister plusieurs jours sur la région. Il concerne les particules en suspension dans l’air. Voici ce qu’il faut savoir sur ces polluants insidieux, qui provoquent des milliers de morts prématurées par an.

 

Les spécialistes les ont baptisé PM 10. PM  pour  « particulate matter » (particule en anglais) et 10 pour leur diamètre qui est inférieur à 10 microns (ou micromètres, soit 0,001 millimètre). Ce sont des petites particules qui peuvent être fines, très fines et ultrafines. Celles qui sont d’origine naturelle proviennent notamment d’éruptions volcaniques ou de l’érosion provoqué par les vents. Dans certains pays comme le Brésil, elles sont aussi la conséquence des incendies de forêts, de prairies ou de savanes.

Origines : le chauffage au bois, l’industrie, l’agriculture et le transport routier

En France, l’augmentation des particules fines dans l’air est particulièrement notable depuis les années 2000. En 2007, Airparif, l’organisme de surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France, a alerté sur cette progression préoccupante qui a dépassé les valeurs limites fixées par l’Union européenne.Plus elles sont fines, plus ces particules restent longtemps en suspension. Celles qui ont un diamètre supérieur à 2,5 micromètres « flottent» dans l’air environ une journée. Les plus petites, beaucoup plus longtemps. Au niveau national, elles proviennent à 40 % du secteur résidentiel-tertiaire (particulièrement des équipements de chauffage au bois), à 26 % de l’industrie manufacturière, à 17 %  de l’agriculture et 12 % du transport routier. D’où les mesures de limitation de vitesse en cas d’épisode de pollution en Ile-de-France.

Maladies cardiovasculaires, cancers : 348 000 morts prématurées par an

Selon leurs tailles, ces particules pénètrent plus ou moins profondément dans le système respiratoire. Les particules d’un diamètre  inférieur à 2,5 micromètres arrivent jusqu’au niveau des alvéoles pulmonaires. Selon les experts, elles provoquent un accroissement de l’ordre de 3 % des risques de contracter des maladies cardiovasculaires. Le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa), basé à Paris (http://www.citepa.org) souligne, lui, que « les particules solides servent de vecteurs à différentes substances toxiques voire cancérigènes ou mutagènes (métaux lourds, HAP…) ». Effectivement, selon l’OMS, au moins 1,4 % des décès dans le monde seraient induites par les particules polluantes de l’air. Elles sont jugées responsables d’une diminution notable de l’espérance de vie en Europe ( – 8,2 mois dans l’Europe des Quinze,  – 10,3 mois chez les plus récents pays membres de l’Union européenne, plus pollués). Au total, dans l’Europe des Vingt-cinq (sans la Bulgarie et la Roumanie), les particules fines seraient responsables d’environ 348 000 morts prématurées par an. Une hécatombe silencieuse !

Carte de la pollution par particules PM 10 en Ile-de-France (source : Airparif)

 

Disponible sur France Soir

 

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